L’Imaginarium du Dr Parnassus ou comment te retourner le cerveau…
Cela faisait longtemps que je n’étais pas allé au cinéma et je sais que cela vous a manqué. Hier soir avec Crousti, nous sommes allés voir L’Imaginarium du Dr Parnassus soit le dernier film de Heath Ledger. Autant être clair dès le début, je n’étais pas dans de bonnes conditions. ENERVÉ contre la SNCF, ENERVÉ tout simplement et à la limite de l’évanouissement car je n’avais pas mangé. On se pose. Le film commence.

Quand j’avais regardé les bandes annonces, je pensais aller voir un film qui se passait dans les années 60/70 mais en fait… pas du tout… Donc, la surprise passée, je me suis remis dans le film… ce qui a été assez difficile car ce film est très barré et très compliqué… à moins que je sois un peu teubé…
Vous en dire plus sur le film… Heath Ledger est énorme dans ce film, son dernier. Les différentes transitions avec Colin Farrell, Johnny Depp et Jude Law passent comme une lettre à la poste. Mention spécial pour Johnny Depp qui en quelques minutes, nous prouvent son talent d’acteurs.
Concernant le film, je ne sais pas quoi dire. C’est un bon film, très compliqué, avec un univers bien marqué. Le jeu des acteurs est bon mais j’ai un certain goût d’inachevé. Le film souffre aussi de quelques lenteurs. Ensuite, je pense qu’il faut le voir plusieurs fois pour bien comprendre l’histoire.
Tags : critique, film, heath ledger, imaginarium dr parnassus



Je ss tte à fait d’accord avec toi, je l’ai vu dimanche et je n’arrive pas vraiment à me faire un avis. En tout cas je n’ai rien compris (moi aussi je dois être bête) et j’ai été déçue, je m’attendais à un film de fou.
Bon bas j’y vais pas ahah
Je l’ai vu également.
Même si je me suis quelque peu triturée le cerveau sur certains passages, je me suis bien régalée. A revoir aussi…
Je l’ai vu Lundi soir, j’ai pas trop compris s’il y avait une morale ou pas à la fin, et je ne suis pas d’accord avec toi sur le cas Johnny Depp, qui m’avait quand même habituée à mieux dans les univers barrés de Tim Burton.
Mais pour le reste, je te rerjoins complètement, et je suis tellement rentrée dans l’univers du film, que j’avais vraiment pas envie que ça finisse !
Et tout comme toi, la bande annonce m’a un peu leurrée sur l’époque où se déroulait le film xD
je l’ai vu aussi, et franchement, ce fut un gros bof. J’ai trouvé le scénario fouillis, j’ai pas toujours compris ou on voulait nous amener. Les effets spéciaux, je les ai trouvé cheap, et heath, j’ai trouvé son rôle ingrat (mais bon, il n’avait peut être pas prévu que se soit son dernier rôle). Vraiment vraiment bof… et un peu soporifique!
Terry Gilliam est un réalisateur maudit. Cela s’est révélé sur le tournage de Don Quichotte, qui donna le documentaire Lost in la Mancha et de nouveau avec L’Imaginarium du docteur Parnassus puisque Heath Ledger est décédé en plein milieu du tournage. Il y avait donc un risque, logique, que le film en pâtisse.
Le thème principal est l’imagination, et l’importance qu’elle revêt dans notre vie et notre façon de penser. L’imagination a toujours été chez Terry Gilliam sa marque de fabrique. Une imagination souvent folle, sombre et débordante.
L’Imaginarium du docteur Parnassus nous transporte facilement dans un univers digne de Charlie et la Chocolaterie ou d’Alice aux Pays des merveilles de Tim Burton. Terry Gilliam établie une épopée incroyable dans des mondes fantastiques et revient à la magie et aux décors improbables. C’est un labyrinthe, plein de trucs et d’astuces, de trappes qui s’ouvrent sous vos pieds, de personnages aux apparences trompeuses.
Visuellement, le spectacle est saisissant. La roulotte de foire du docteur Parnassus est un personnage à part entière. Capricieuse, mystérieuse, regorgeant d’objets insolites et de costumes bariolés, elle s’ouvre pour dévoiler l’Imaginarium du Docteur Parnassus, capable de propulser les personnes qui y entrent vers leurs rêves les plus secrets… ou de les perdre en traversant simplement un miroir. Ce fabuleux miroir nous montre nos rêves les plus profonds, les plus enfouis, ceux que l’on se cache plus ou moins. C’est l’antre de l’imaginaire, plein d’une séduisante et dangereuse fantasmagorie. Les effets visuels, très réussis, traduisent parfaitement ce foisonnement de l’imagination. Les décors du film mêlent effets spéciaux et décors inspirés du théâtre. Ils sont époustouflants, magnifiques et grandioses.
Le casting est irréprochable. Heath Ledger est toujours aussi talentueux. Après sa magnifique prestation du Joker, il nous montre une fois de plus l’étendu de son talent. Sa mort donne au film de Terry Gilliam une aura particulière. Le réalisateur a eu une excellente idée d’intégrer trois autres acteurs pour le même rôle qui changent lorsqu’il passe à travers le miroir. Johnny Depp est fidèle à lui-même. Dommage qu’il ne fasse qu’une apparition de 5 minutes. Jude Law offre une prestation honorable et Colin Farrel surprenant dans ce rôle. Les trois remplaçants lui rendent ainsi hommage une dernière fois. Nous retrouvons aussi de jeunes talents comme la belle et sensuelle Lily Cole et Andrew Garfield, aperçu dans Boy A et Lions et Agneaux. Le jeune homme est très convaincant.
Le film est une variation sur le mythe de Faust, ainsi que sur les délires absurdes d’un certain Lewis Carrol. Terry Gilliam réussit à nous emporter dans son monde remplit de couleurs.