Sauve qui pourra :)

mur 540x301 Sauve qui pourra :)Ce n’est pas toujours facile de tout concilier projet, envie, travail, rêve… Et c’est encore moins facile de toujours les intégrer dans un contexte culturel, social ou politique adéquate. On fait des choses mais on préfèrerait en faire une autre, on consomme mais on voudrait revenir à la nature, on vit pour soi mais on aimerait changer les choses.

Chacun à son niveau a ses actes « écolo », « durable », « associatif » ou « caritatif ». J’ai le mien aujourd’hui – ne vous marrez pas – et j’ai eu envie de laisser s’exprimer une amie sur son projet associatif : Sonqo Pura.

Depuis quelques mois, elle travaille sans relâche sur la création d’atelier visant à aider les enfants de Baracas, quartier populaire de Buenos Aires.

La sœur de Lilie : Salut Blandine, est ce que tu pourrais nous détailler ton projet ?

Blandine: Le projet est né au moment où j’ai décidé de quitter mon emploi comme « élève éducatrice spécialisée », je me rendais compte que ce n’était pas exactement la profession à laquelle je souhaitais me destiner, mais je savais finalement que le domaine social était celui dans lequel je voulais évoluer à long terme. L’idée était donc de partir en Argentine pour mettre en place un projet d’ateliers socioculturels pour enfants, et par la suite intégrer parallèlement ces activités dans un foyer de l’enfance en France. J’ai donc rencontré plusieurs organisations sociales de Buenos Aires et c’est avec la CASA DEL HUMANISMO que j’ai décidé de collaborer. Il a fallu ensuite, des bénévoles car je me suis vite rendue compte que mes ambitions dépassaient souvent mon implication possible. Toujours est-il qu’aujourd’hui, nous avons réussi à former un groupe d’une dizaine de bénévoles et proposons six ateliers. Les activités sont tant ludiques, qu’éducatives ou culturelles, comme d’ un atelier de musique, de théâtre, de photo, d’arts plastiques et des cours de soutien scolaire…
Notre objectif est de proposer un lieu agréable pour les enfants et les jeunes du quartier de Barracas et y promouvoir les échanges socioculturels et la solidarité. C’est aussi construire un espace de créativité, d’expression et de développement personnel. Avec la Casa del Humanismo, nous croyons en un enseignement ludique, fait de découvertes, de rencontres et d’enrichissement auquel tous les enfants devraient avoir accès. Nous pensons pouvoir transmettre ce que nous avons appris mais avec d’autres codes et valeurs, un bon traitement, de la tolérance… Nous avons conscience que ce sont les nouvelles générations, celles qui constitueront et transformeront le monde de demain et nous pouvons bien les y aider !

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La sœur de Lilie : Ca a été vraiment difficile à mettre en place ? As-tu rencontré beaucoup de difficultés ?

Blandine: Non, cela ne m’a pas semblé particulièrement difficile à élaborer. Bien sûr, ça n’a pas toujours était simple, notamment pour trouver l’association adéquate, partageant les mêmes valeurs, oeuvrant pour les mêmes causes et surtout ne demandant pas de participation financière, mais je ne me rappelle pas avoir rencontré de problèmes majeurs.
Je crois que finalement le plus dur a été de garder la motivation et l’enthousiasme du début car quand on commence à penser à ce genre de projet, que ça reste assez abstrait, juste une envie de s’investir dans une action sociale… Or, lorsque cela se concrétise, la réalité nous rattrape et tout n’est pas toujours aussi simple que ce qu’on avait imaginé. Cependant, avec de la persévérance, tout devient réalisable…

La sœur de Lilie : Moi aussi j’aime l’argentine, mais toi, pourquoi ici et pas ailleurs ?

Blandine: Pourquoi l’Argentine? C’est une bonne question… Pour faire simple, je pourrais répondre « pourquoi pas » mais ça n’aurait pas trop d’intérêt !
Plus sérieusement, je pense – et j’ai pensé avant de choisir cette destination – que ce projet pouvait être créé dans de nombreux autres pays..
En France, tout est beaucoup trop institutionnalisé et ça aurait vraiment compliqué pas mal de choses. Puis, je crois que l’idée était vraiment de voir si le projet était viable à l’étranger : Jusqu’où était-il possible de s’impliquer dans un pays dont on ne connait à peine la langue, la culture, ou ce secteur d’activité ? Comment découvrir tout cela à travers une action sociale? Comment développer celle-ci avec très peu de moyens? Pour pouvoir faire tout cela, il fallait quelque chose de plus informel que ce qu’il existe en France, et par suite, un pays ou il y ait plus de besoins et moins de moyens.. L’Argentine regroupait tout ça et le choc culturel plus facile à gérer que dans d’autres lieux.

La sœur de Lilie : A quelques jours du « vrai » lancement, que ressens tu ?

Blandine:Le projet a commencé depuis peu ! Les sentiments que nous avons jusqu’à maintenant : pour ma part, il y a eu beaucoup d’appréhension et de questions à quelques jours du lancement. Est-ce que tout serait prêt ? Les enfants seront-ils au RDV ? Finalement tout c’est passé pour le mieux et continue dans ce sens. Maintenant, il y a l’immense satisfaction de pouvoir mener concrètement et de voir le résultat d’un long travail de réflexion et d’organisation mené avec Mariela et David cet hiver.. tout en se rappelant que tout cela n’était qu’une vague idée il y a encore quelques mois !

La sœur de Lilie : Qu’est ce que tu conseillerais aux personnes souhaitant s’investir dans ce type de projet ?

Blandine:Il me semble que le plus important dans ce type d’investissement est la motivation. Ce que je retiens jusqu’à maintenant est que lorsque l’on s’investit dans quelque chose auquel on croit, et qui plus est en faveur d’autrui, les choses qui en découlent ne peuvent être que bénéfiques ! Peu importe les capacités de chacun, on se rend compte que tout le monde peut être utile et que toutes les habilités méritent d’être partagées !

¡ 1000 Merci pour cette « escale solidaire » à Buenos Aires !

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1 commentaire
L'Ousse de Lilie a commenté le 30 août 2009

la passion est ce qu’il rythme ma vie :) sans passion, on ne fait pas vraiment les choses :)

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