Articles avec le tag ‘littérature’
Ce livre va vous sauver la vie
Oui, ce livre, celui qui porte ce titre et a été écrit par A.M.Homes. C’est bien prétentieux de sa part n’est-ce pas ? Mais après lecture, je vous confirme, qu’il vous apportera sourire et optimiste, et c’est ça qui fait la différence pour une vie plus belle, n’est-ce pas ?
De quoi ça parle ? D’un homme, la cinquantaine, riche et complètement coupé du monde dans sa luxueuse maison qui domine LA. Un semblant d’attaque cardiaque plus tard et sa vision de la vie va s’éclairer. Dès lors il va se risquer à vivre et réapprendre le goût des autres.
Une histoire simple et belle qui mixe les catégories sociales avec perfection et permet tout simplement de redonner du sens à une vie parfois un peu morne. Ajoutez-y une dose d’humour et vous tenez là le livre à bouquiner pour éviter la déprime de la rentrée
!
Au passage, un grand merci à Mamzelle CarnetO qui m’avait recommandée ce livre !
Identification des schémas de William Gibson
Plus d’un mois pour lire un livre … pfou j’ai cru que je ne m’en sortirais jamais ! Non pas que le livre m’ait déplu … mais j’ai eu une petite baisse de régime littéraire. Heureusement l’avion et les mini vacances ont aidé. Je peux donc enfin vous parler d’Identification des schémas de William Gibson. Auteur découvert grâce à un conseil twitter, rayon science fiction de la bibliothèque.
Le pitch : Consultante en design de réputation internationale, fille d’un ponte de la sécurité américaine présumé mort le 11 septembre 2001, Cayce Pollard se voit confier une mission trés spéciale : trouver le créateur de mystérieux clips vidéo diffusés sur le net. Le courant culturel underground qu’il génère dans le monde entier intéresse son nouvel employeur bien plus que l’argent. Mais après l’effraction de son appartement londonien, le piratage de sa botte mail et le vol des dossiers de sa psy, prise dans les mailles du marketing, de la mondialisation et de la terreur, de londres a tokyo et moscou, Cayce va poursuivre un secret aussi dérangeant et fascinant que le vingt-et-unième siècle promet d’étre…
J’ai eu, je l’avoue, quelques difficultés à rentrer dedans. Le style de l’auteur est à part, vif, tranchant, droit au but, loin des romans que j’ai l’habitude de lire. Son vocabulaire est précis quelque peu technique. Néanmoins une fois dedans, c’est appréciable rapide et prenant ! L’histoire nous emmène en voyage sur presque tous les continents nous montrant un monde markété comme nous ne le voyons plus …
Je ne suis pas adepte de SF (ce n’est pas la première fois que je le dis) mais encore une fois en écoutant des recommandations j’ai eu une bonne surprise ! Si vous avez d’autres idées de lecture … je prends !
Edit : et en plus cette couverture rose … hmmm comme quoi il n’y a pas que la « Chick-Lit » (que j’adore) qui sait nous séduire !
Au Bonheur des Dames
Entre deux cours d’Histoire de l’Art et visites d’expositions récentes sur l’Art de la seconde moitié du 19ème siècle, que j’apprécie particulièrement, j’ai décidé de lire un auteur de cette époque. Oui, car peinture et littérature étaient très liées. Je me suis donc penchée sur un livre de Zola.
Notre ami Emile était considéré comme un écrivain naturaliste. Qu’est ce que cela signifie ? Il s’agit de représenter la réalité le plus exactement possible même si celle-ci est forcément en partie déformée par l’oeil de l’écrivain qui l’interprète à sa façon. Au delà de la description, le romancier naturaliste ce doit d’observer et d’analyser tout en privilégiant la documentation.
Ainsi cette oeuvre s’inscrit-elle dans un énorme projet : Les Rougon-Maquart, Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, grand roman de moeurs et d’analyse humaine en 20 volumes. Ambitieux comme projet !
Au bonheur des dames est le 11ème volume de cette saga. Il conte une histoire sentimentale sur fond de développement des grands magasins. Si aujourd’hui, ces magasins nous semblent une évidence, leurs débuts dans Paris ont révolutionnés les habitudes, les prix, les façons de consommer et n’a pas fait que des heureux. Cette gigantesque machinerie que nous connaissons bien aujourd’hui a été mise en place par des personnes à l’époque considérées comme des visionnaires ou des voleurs (au choix en fonction des intérêts de chacun).
J’ai beaucoup aimé être immergée dans ce monde et est véritablement fait un voyage dans le temps en le lisant. Si plus jeune, je trouvais cela rébarbatif, je peux dire aujourd’hui que tout le monde peut lire un Zola aisément. Il suffit de choisir le sujet de la société qui vous touche le plus dans cette présentation générale de l’évolution de notre société à la fin du 19ème siècle. Si un jour j’en ai le courage, je les lirais tous … car pour moi cette période de l’histoire riche en innovation et évolution reste un reflet de beaucoup d’interrogation actuelle.
Et vous, avez-vous déjà lu cet auteur ? Vous a t’il touché ? Quel volume avez-vous aimé ?
7ème étage …
sans ascenseur, sous les toits, avec une petite fenêtre (ou pas). Bref une chambre de bonne quoi !
C’est ce que s’est mis en tête d’acquérir une petite provinciale vivant à Paris. Dans ce roman on la suit de sa quête du bien à son installation puis son habitation tout en découvrant ses habitudes, péripéties et ses voisins ! C’est à peine 10m² mais c’est à elle, et quitte à n’avoir qu’une chambre chez les autres, autant avoir la sienne.
J’ai découvert ce premier roman d’Isabelle Sibout grâce aux sélections proposées à la bibliothèque (j’avoue, je m’en inspire souvent).
Pour ceux qui connaissent bien Paris, ça vous rappellera certainement beaucoup de choses … notamment si vous êtes venus ici y faire modestement vos études. Pour les autres, ça vous révoltera peut-être, mais ce roman n’est pas là pour ça. Si l’auteure décrit très bien le marché cruel de l’immobilier, les clandestins, les logements payés au black, l’attitude des propriétaires fortunées vis à vis de leurs « placards », elle reste néanmoins très objective et optimiste en proposant un personnage qui est très fière de l’endroit où elle vit et qu’elle possède !
Ce livre se parcourt très vite, ce n’est pas de la grande littérature ni un récit dont on se souvient longtemps, mais c’est une plongée réaliste dans ce monde sous les toits, si nombreux à Paris. Je ne vous le recommande pas spécialement pour son côté chef d’oeuvre, mais surtout pour son thème.
Surtout car ce thème me rappelle ma lubie* du moment…. A l’époque (entre le Second empire et la IIIème république héhé), les chambres de bonnes étaient donc pour le personnel de maison. A chaque étage des magnifiques immeubles que nous admirons dans Paris, se trouvait un appartement. Une porte dérobée dans chaque cuisine permettait aux cuisinières et autres personnels de se faufiler de leurs chambres à leurs lieux de travail tout en empruntant l’escalier de services, gentiment caché des regards … bref, leurs présences me fait voyager …
Attention je ne voudrais pas lancer de polémique ici, je ne cautionne pas pour autant ce qu’il s’y passe aujourd’hui et la façon donc elles sont utilisées … C’est ce rappel d’une époque que j’apprécie. Du coup je continue à marcher le nez en l’air pour explorer ces recoins cachés
*La fin du 19ème siècle
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C’est ici que l’on se quitte de Jonathan Tropper
Dernier livre découvert et fini il y a à peine 2 jours … C’est ici que l’on se quitte de Jonathan Tropper (qui n’a pas si peur que ça, car il est américain donc il n’a pas du souffrir de son nom étant petit – cette blague est nulle, je vous le conçois).
Si la 4ème de couverture inspire tristesse et désarroi, il n’en ai, en fait, rien. Le père Foxman n’est plus. Et pourtant il va se passer bien pire que ce deuil. La famille (la mère, les 4 enfants, leurs familles respectives et problèmes associés) va devoir passer du temps ensemble pour célébrer la Shi’va. Sept jours de deuil sous le même toit.
C’est avec énormément d’humour et de justesse que l’auteur dépeint une famille en réalité très classique avec des problèmes, beaucoup de non-dits, des rancœurs mais dans le fond, un amour sincère. Cette famille représente (presque) toutes les possibilités et oppositions de caractères et de situations qui pourraient exister (réellement). Une femme qui souhaite plus que tout avoir un enfant, un sportif sacrifié, un amour accidenté, un père absent, un mari cocu, un grand-enfant, une mère lesbienne … bref un éventail de choix et de différences qui donnent le sourire une fois tous réunis.
Facile à lire, chaque mot trouve sa place et l’écho souhaité à la lecture. L’auteur est très agile, on arrive facilement à imaginer le scénario qui pourrait en découler !
Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?
« La Reine des Lectrices » (c’est moi !)
Last but no least je viens de finir « La Reine des Lectrices » d’Alan Bennett. Un court roman qui nous plonge au coeur des passions de la cours d’Angleterre : Que se passerait-il si la Reine se prenait d’amour pour la lecture ?
C’est à cette question que répond cet auteur anglais. Il nous dresse un portrait d’une tête couronnée qui tend à devenir accessible grâce à une nouvelle passion qui la dévore. Ses choix, ses doutes, ses questions sont abordées avec beaucoup d’humour !
En cette période de préparation au mariage royal, ce livre nous transforme en petite souris dans la vie (imaginaire) de l’hôte de marque qui organise cet évènement à venir !
Je l’avais choisi à la bibliothèque car il portait la mention « coup de coeur bibliothécaire » … je ne l’ai pas regretté !
Si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ? D’autres titres « so british » à me recommander ?
J’ai aimé passer une « Soirée Sushi »
Dans mes lecture récentes, après avoir fait un voyage fantastique aux pays des fées, je me suis plongée le temps d’une soirée (150 pages à lire à peine) dans le récit d’Agnès Abécassis « Soirée Sushi« . Un livre de poche idéal pour une soirée seule tranquillement cachée sous un plaid avec une bonne tisane [non je ne suis pas une vieille fille, je n'ai pas de chat #cliché].
Soirée Sushi c’est un vrai livre de fille qui se dévore en une fois comme une bonne comédie romantique ! C’est l’histoire de 3 femmes, amies, mamans, malheureuses et malchanceuse en amour qui se retrouvent le temps d’une soirée autour d’un plateau de sushis. L’une s’est fait larguer, l’autre s’est séparée, la troisième vient de divorcer…
J’ai passé un très bon moment à lire ce livre. En quelques pages, nous découvrons les facettes de ses femmes qui ne croient (soi-disant) plus à l’amour, leurs attentes, leurs craintes, leurs peurs et leurs rêves, le tout avec beaucoup d’humour !
Un bon roman à glisser dans votre sac pour vous détendre !
Si comme moi, vous aimez ce type de lecture, vous avez du en lire un certain nombre … lesquels avez-vous préférés ?
J’ai aimé Les petites fées de New York de Martin Millar
Lectrice de plus en plus assidue, je viens de finir 3 livres complètement différents : simples, assez courts et tous aussi plaisant les uns que les autres !
Première découverte :
Les petites fées de New York de Martin Millar : Il est très très rare que je me plonge dans des livres « fantastiques ». Le dernier c’était « Nerverwhere » de Nail Gaiman [bouquin génial] qui a d’ailleurs préfacé ce livre (c’est comme ça que je m’en suis souvenue, car oui ça y est je commence à retenir les titres et auteurs des livres lus ..).
Ce petit conte de fées se passe donc à New York vous l’aurez compris. Heather MacKintosh et Morag MacPherson sont 2 fées écossaises expulsées par leurs clans respectifs pour « entreprise de perversion de la jeunesse du royaume des fées ». Elles se retrouvent au coin de la quatrième rue entre Dinnie et Kerry deux cityoens que tout oppose dans une ville où de nombreux clans féériques rôdent …
Les secrets, habitudes et autres principes surprenants de ces jeunes héroïnes ailées se dévoilent à un rythme que j’ose qualifier d’endiabler (étant donné le sujet) et mèle parfaitement amour, humour et décadence !
A lire donc pour un joli voyage !
Si vous avez des livres de ce type à me conseiller (fantastique mais léger et facile d’accès) je suis preneuse !
Eternelle Marylin…
Il y a quelques années, je m’étais plongée dans les quelques 1000 pages de « Blonde », sa vie romancée par Joyce Carol Oates… C’est le début de ma fascination pour Marylin Monroe.

Depuis sa mort, plus les générations se succèdent, plus son aura grandit! Et c’est très fréquemment que sont livrés dans les médias des nouvelles révélations et secrets sur la vie de cette icone!
Cette année, elle est incontestablement la star de la rentrée! Deux projets deux films sont d’ailleurs en concurrence. Le tournage du premier a déjà débuté en septembre. C’est Michelle Williams qui prête ses traits à Marylin dans My Week with Marylin, tandis que le second, réalisé par Andrew Dominic, est une adaptation de Blonde avec Naomi Watts dont j’ai entendu dire que le tournage débutera début 2011.
Marylin inspire…
… les chanteuses Gwen Stefani et Christina Aguilera ou encore Scarlett Johansson se sont inspirées de la star hollywoodienne…
… les plus grands créateurs de mode remettent au goût du jour ses plus belles tenues dans leur nouvelle collection.
… Et Gérard Darel recrée pour la première fois son pull en laine torsadé qu’elle portait dans Le Milliardaire de Georges Cukor. Ce superbe film a enflammé les années 60! (Offrez vous le dvd pour vos longues soirées d’hiver!)

Pour prolonger un peu le rêve, je me love dans son célébrissime pull, à lire Fragments, un recueil de ses écrits qu’elle a débuté à ses 17 ans, qui concentre lettres, textes intimes et poèmes…
Loin de l’image de la jolie fille idiote, « A l’intérieur de ce corps, vivait une âme intellectuelle et poète que personne ne soupçonnait » note l’écrivain italien Antonia Tabucchi dans la préface…
Anne Rice signe « L’Heure de l’Ange »
Que vous l’ayez lu ou non, que vous ayez été un peu goth’ ou juste curieux, vous la connaissez forcément. Avec près de 100 millions d’exemplaires vendus, Anne Rice est l’une des auteurs les plus lus des temps modernes. Avec en tout 22 livres à son actif elle a abordé au fil des pages thèmes fantastiques, religieux et érotiques.
Souvenez vous donc au hazar de votre mémoire d’Entretien avec un vampire sortie en 1976, des chroniques des sorcières Mayfair ou encore des Infortunes de la Belle au bois dormant… Toutes ses histoires avaient pour berceau la Nouvelle-Orléans.
Après la perte de son mari en 2000, Anne Rice connait une rupture puisqu’elle part rejoindre son fils en Californie, abandonnant la Louisiane et renouant avec le catholicisme. Après deux romans sur la vie de Jésus, elle nous propose aujourd’hui, à 69 ans, le premier tome d’une nouvelle série de romans sur les anges… « L’Heure de l’Ange ».
Lucky le renard/ Toby est un tueur, perfectionniste, invisible, androgyne, barbare… Il se fait appeler comme bon lui semble et élimine les individus qui lui sont désignés par l’Homme Juste, tout en espérant que l’Homme Juste est en fait, du coté des bons.
Il rencontre au détour d’un meurtre, un ange, et accepte de remonter dans le temps pour aider une communauté…
Pour l’instant, j’en suis la… et de toute façon je ne vous en aurais pas dit plus.
Si à vous Anne Rice vous a manqué, le livre est sortie chez Michel Lafon. Et vous avez de quoi lire par ici et ici.










